Crise de l’eau dans le Bugey, crise d’un bien commun

NOTRE BIEN COMMUN

La crise qui touche l’alimentation en eau potable des 550 habitants des villages d’Aranc, Évosges et de Nivollet-Montfgriffon, suite à des contaminations par des bactéries, nous rappelle l’importance d’une bonne gestion de l’eau. Quelle que soit la cause racine de cette crise, elle est un problème collectif qui concerne tous les acteurs locaux. L’eau est une question vitale, au sens propre.

Donc l’eau n’est surtout pas une marchandise comme les autres. En tant que bien commun, elle doit rester sous le contrôle des gestionnaires locaux que sont nos communes, regroupées en Syndicats des Eaux.

Or, avec l’application de la Loi NOTRe, se précise les suppressions de ces Syndicats Intercommunaux. Les Communautés de Communes ou d’Agglomérations doivent les intégrer comme compétence nouvelle dans leurs obligations intercommunales.

Pour exercer cette nouvelle compétence « gestion de l’Eau », elles pourraient choisir la Délégation de Service Public (DSP) en faisant appel à de grandes sociétés privées telles que la Générale des Eaux, Veolia, Vivendi, la SAUR etc. En conséquence, les syndicats communaux en Régie Directe risquent de disparaître tour à tour, et avec eux leurs personnels compétents, organisés dans l’objectif de servir le public plus que de réaliser des profits.

Ces personnels ont pourtant montré durablement leur efficacité en matière de gestion de la ressource, d’installation et entretien des réseaux, de qualité de l’eau distribuée et de réactivité en cas de problème sanitaire. Le tout à un prix public raisonnable, couvrant les frais de gestion et permettant les investissements nécessaires.

C’est une fois de plus un service public performant que l’on sacrifierait pour enrichir des sociétés privées, un peu à l’image de pantalonnade autour de la collecte des déchets.

Pour une gestion publique de l’eau, nous associerons les citoyens/usagers, les élus et les professionnels dans des Régies Publiques.

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