Nous devons sauver notre système de santé !

Dès la naissance, l’entrée fracassante de la vie se fait pour une majorité d’entre nous dans l’univers hospitalier. Chacun sera ensuite confronté, au cours de sa vie, au monde de la blouse blanche. Que ce soit pour les petits et grands bobos, les cassures de la vie, dépendances, maladies chroniques, infectieuses, nosocomiales, les maladies mentales, le handicap, la grande dépendance et souvent la mort.

Jusqu’où allons-nous accepter de descendre ?

Ces passages ou moments de vies volés ou donnés, pris en charge par d’autres, se font en fonction des moyens alloués. Or, ces dernières années, la mise en place de la T2A (tarification à l’activité) et de nouvelles contraintes budgétaires a engendré un monstre. A chaque maladie, un tarif est payé à l’hôpital par la Sécurité Sociale, et le système a été perverti. Cette logique de tarification laisse en effet aux hôpitaux 3 options :

  • Faire payer les patients : chambre seul, ticket modérateur, franchise sur les actes coûteux, etc. Ce processus est très largement entamé, avec de plus en plus souvent le renoncement aux soins au bout du chemin. Personne ne compte les coûts humains et financiers que cela engendre.
  • Réduire le personnel : c’est-à-dire réduire les activités, ce qui équivaut au final à la mise en place d’une médecine a plusieurs vitesses, et génère des surcoûts humains comme le « burnout » des soignants. Notre système de santé ne tient plus que grâce à la dévotion des personnels qui essaient de le maintenir.
  • Tenter de trouver des « gisements de productivité » en appliquant des méthodes d’organisation du travail comme le lean, bien connu de notre candidat qui a publié un ouvrage de référence sur la question. Ces méthodes terrassent les bonnes volontés des professionnels.

Parallèlement, le coût des mutuelles ne cesse d’augmenter pour chacun d’entre nous, afin de préserver leurs marges et d’intégrer les dernières évolutions :

  • majoration du tarif des consultations, avec le passage à 25 euros à compter de ce 1er mai,
  • surconsommation en optique, suite à la mise en place au 1er janvier 2016 des mutuelles obligatoires en entreprise, qui s’est traduite aussi par un effet d’aubaine (pas toujours nécessaire) sur renouvellement de lunettes
  • etc.

Aux coupes drastiques déjà effectuées s’ajoutent celles annoncées pour 2017 au niveau national, de l’ordre de 3 milliards d’euros d’économies et de 22.000 suppressions de postes en milieu hospitalier. Pour illustrer, entre 2015 et 2017, la région Rhône-Alpes (source figaro 30 mars) a vu fermer 1484 lits soit 10 % de la capacité installée.

Dans l’Ain, on constate le même mouvement :

  • Hauteville-Lompnes : 25 lits d’hospitalisations psychiatriques et plus largement tout le projet médico-social du plateau sur la sellette.
  • Oyonnax : très fortes rumeur concernant la fermeture de la maternité.
  • Belley : entre 2008 et 2009 44 lits supprimés.
  • La fusion entre Nantua et Oyonnax a conduit a la transformation d’un service chirurgie en long séjour. (source www.coordinationnationale.org) .

L’inégalité face à la désertification médicale et aux conditions sociales, dans un contexte d’abandon de l’état, nous éloigne encore de ce modèle de soin autrefois si envié dans le monde entier.

Pourtant, d’autres choix sociétaux, moraux et humanistes sont possibles

Notre programme l’Avenir En Commun affirme et revendique avec force cette vision humaniste. Il explore et fait des propositions sur les thèmes suivant (cliquez sur chaque thème pour accéder au détail) :

Viser l’allongement de l’espérance de vie et l’espérance de vie en bonne santé

Faire passer la santé d’abord et pour tous

Pas d’obstacles aux personnes en situation de handicap

Changer de logique en matière d’addiction et de drogues

Faire face collectivement au vieillissement de la population et à la perte d’autonomie

En finir avec la souffrance sociale et la souffrance au travail

 

Les 11 et 18 juin : une seule voix,

celle de l’harmonie du PHI !

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire