La culture selon Abad

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D’un côté, le département donne un chèque culture aux jeunes pour qu’ils consomment des produits culturels, de l’autre il retire des subventions aux associations qui font vivre la culture sur notre territoire.

En 2017, le département de l’Ain, présidé par Damien Abad (porte-parole de François Fillon pendant la présidentielle), met en place le chèque culture 01 à 100 € pour les collégiens. Un chèque qui n’est pas sans rappeler le chèque culture de 500 € pour les jeunes qui figure dans le projet présidentiel d’Emmanuel Macron. Macron en a rêvé, Abad l’a fait ! Ainsi, à partir de juillet 2017, tous les jeunes de 10-15 ans de l’Ain pourraient bénéficier de ce dispositif pour consommer de la culture (réductions pour des manifestations, achats culturels…). Aider les jeunes à accéder à la culture pourquoi pas, encore faudrait-il soutenir la production culturelle locale ; et c’est là que le bât blesse.

-60.000 € pour le festival les Temps Chauds qui met la clé sous la porte

En parallèle, en 2016, le département de l’Ain a revu à la baisse le montant des subventions aux associations culturelles, comme le rappelle le Progrès dans son édition du 9 février 2016. La culture est devenue le parent pauvre de la politique publique. La faute à la baisse des dotations de l’Etat ? C’est l’argument donné pour justifier qu’il a fallu couper dans les budgets et forcément en période de vaches maigres, c’est la culture qui en prend un coup : – 12 % en 2016. Une politique qui a eu la peau du festival de musique du monde les « Temps Chauds » : amputé de 60.000 €, il n’a pas pu organiser sa  vingtième édition en 2016.

Au niveau de la région, ce n’est guère mieux. Laurent Wauquiez a fait des coupes sèches dans le budget culture, comme le rappelle Rue89 dans son article du 14 mars 2017, avec par exemple -63.000 € pour la Nacre (dédiée au spectacle vivant) et -100.000 € pour l’Arald  (dédiée au livre).

Pour la France Insoumise, la culture n’est pas un vulgaire produit de consommation

Pour la France Insoumise, la  culture n’est ni un luxe ni une marchandise ; une des priorités est de soutenir les créateurs. Pour cela, l’investissement public en matière de culture devrait être porté à 1 % du PIB, soit plus de 20 milliards d’euros, pour l’État, les collectivités locales et les établissements publics culturels.

Ce que propose l’Avenir en commun (livret culture), entre autres mesures :

  • Mettre les associations au cœur de l’action culturelle
  • Etendre la gratuité des musées
  • Soutenir les structures de création et de production
  • Défendre  le  maillage national des bibliothèques et médiathèques et  embaucher des  professionnels pour assurer de plus larges ouvertures
  • Soutenir les conservatoires de musique, de danse et d’art dramatique dans leur mission d’ouverture à tous les publics et en créer de nouveaux
  • Pérenniser le régime des intermittents du spectacle

En faisant le choix de la France Insoumise aux législatives, vous votez pour des élus
qui seront vigilants sur la politique culturelle et à l’écoute des besoins des artistes.

1 Comment

  1. La lecture fine du programme de Macron vous fera découvrir que cette libéralisation / uberisation de la culture est aussi dans son « programme » (si on peut appeler ça un programme.

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