Lutter pour un logement universel et durable

(c) Fondation Abbé Pierre
(c) Fondation Abbé Pierre

Aujourd’hui plus de 2,8 millions de logements sont considérés comme insalubres en France dont 20% en zone rurale ; ce phénomène touche l’ensemble de notre territoire !

La définition d’un habitat insalubre peut sembler complexe, de manière générale il s’agit d’un logement estimé dangereux pour ses occupants du fait de son état. En d’autres termes, l’humidité, le manque d’isolation thermique et sonore, le défaut d’eau courante, un système électrique défaillant ou un réseau d’assainissement non viable sont des critères définissant le logement insalubre.

L’habitat indigne impacte directement notre santé, physique (maladies respiratoires, allergies, infections, saturnisme, etc.) et morale, notre bien-être, notre mal-être. Il contribue également à la perte de confiance en soi, à l’augmentation des inégalités sociales et scolaires. Avoir un toit, dormir et vivre dans des conditions décentes sont des droits qui méritent un engagement fort : nous les portons.

La précarité énergétique est le facteur lié à l’insalubrité qui touche le plus grand nombre de logements de notre circonscription. Les communes, qu’elles soient urbaines ou rurales ont du mal à gérer ce problème ; c’est pourquoi nous proposons une aide pour la réhabilitation. Il s’agirait d’un plan de financement massif pour des projets de développement durable de l’habitat et de bâtiments publics privilégiant la qualité et les économies d’énergie. Nous souhaitons également instaurer une « sécurité sociale du logement » pour garantir un accès au logement pour tous grâce à une caisse de solidarité nationale. Celle-ci permettrait de couvrir les impayés des loyers.

Les prix des loyers sont également devenus beaucoup trop élevés : 450€ pour un T2 à Oyonnax, 500€ un T3 dans le Valromey, 350€ un studio à Ambérieu, et il manque d’offres dans les communes rurales. Notre objectif est d’encadrer les prix des loyers afin de stopper la spéculation immobilière.

Pratiquement 30% des Haut-Bugistes sont éligibles à un logement social PLAI (Prêt Locatif Aidé d’Insertion) contre 23% en moyenne sur le département. Ces logements sociaux sont destinés aux personnes les plus en difficulté dont les ressources sont inférieures de 55 à 60% au plafond de ressources exigées à l’entrée dans un logement social classique (PLUS : Prêt Locatif à Usage Social) soit 11 067 € de ressources annuelles pour une personne seule. Nous nous engageons à augmenter le nombre de logements locatifs réellement sociaux en imposant 30% de logements sociaux (PLAI et PLUS) aux critères écologiques dans les opérations de constructions neuves.

Ensemble nous pouvons lutter contre l’habitat indigne et faire en sorte que l’un des droits les plus élémentaires et les plus justes soit possible pour tous : vivre et dormir dans des conditions convenables.

 

 

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