Travail : oui monsieur Macron, il y a urgence !

Oui, il y a urgence

Le nouveau pouvoir décide de traiter en urgence les questions du travail, en recourant aux ordonnances. Il faut commencer par dire que la situation est effectivement une situation d’urgence, avec un chômage de masse qui perdure depuis trop d’années, des jeunes et des seniors qui s’écartent de plus en plus de l’emploi, un niveau de précarité inédit et des conditions de travail qui – au dire même des services de l’Etat – continuent de se dégrader.

Il y a surtout urgence du fait des 10 dernières années qui ont été perdues à ne rien faire d’autre que flexibiliser l’emploi et faciliter les licenciements. Une action délétère pour l’emploi a été menée, au pas de course, sans qu’aucune innovation et sans qu’aucun progrès social ne soit appuyés par les gouvernements successifs. Toujours les mêmes vieilles recettes… et ne parlons pas du compte pénibilité, ce mort-né.

La responsabilité du PS est immense

Dans ce naufrage, la plus grande faute revient au parti socialiste qui, à force de 49.3, a imposé des cures de dérégulation élaborées dans les bureaux de la rue de Solferino sans aucun lien avec le monde réel. Après avoir mené une campagne sur le thème de la « finance ennemie », il a décidé tout seul, dans son coin, des réformes qui réalisaient les rêves les plus fous de la droite (loi Rebsamen, loi Macron 1, loi Macron 2 – El Khomry, casse des Prud’hommes, etc.).

Hélas, les marcheurs s’apprêtent à répéter la même erreur : nous faire boire la potion amère sans aucune délibération, sans concertation. Il prétendent nous empêcher d’exposer les solutions concrètes que notre expérience de terrain nous a permis de porter au sein du programme l’Avenir en Commun.

La réforme par la violence n’est pas la solution

Il y a urgence, oui, mais surtout urgence à sortir du dogme et de la « réforme par la violence ». Un véritable débat doit s’instaurer et le temps de la concertation n’est pas du temps perdu. Nous pouvons consacrer quelques semaines de débats parlementaires à répondre enfin aux problèmes majeurs de notre pays : précarité, chômage, déclassement. Il serait même possible de dégager des majorités sur des propositions de bon sens comme celle de « l’Etat employeur en dernier ressort ». Cette idée, inventée par ATD QUART MONDE, est reprise par nous dans notre programme. Elle ne coûte pas un centime à l’Etat, et à l’heure du « combien ça coûte » nous pouvons sûrement nous rassembler sur cette mesure.

Prenons nos responsabilités

De cela il n’est pas question avec Macron, comme il n’en a pas été question durant 5 ans de gouvernement socialiste. Notre responsabilité est donc, à cette heure, d’élire des députés de terrain qui mèneront le débat et qui porteront la voix du monde du travail au sein de l’Assemblée. Il faut empêcher Macron de gouverner par ordonnances et imposer que l’Assemblée fasse son travail. La France insoumise se présente à vos suffrages pour travailler, par pour des raisons de basse politique et encore moins pour se soumettre.

Notre candidat, présent chaque jour dans les entreprises en restructuration ou confrontées à des situation de danger et de souffrance, portera votre parole avec énergie et avec le niveau d’expertise requis.

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